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SERONT REMERCIER ET RENDU

# Posté le dimanche 24 février 2008 13:46

TrEs BeAu J'AdOrE

TrEs    BeAu J'AdOrE
En 1323 av. J.-C., un jeune roi égyptien mourait. Il s'appelait Tout.ankh.Amon -- «l'image vivante d'Amon». Toutankhamon est le pharaon de l'Égypte ancienne qui nous est le mieux connu. Il était probablement le fils d'Akhenaton, le roi hérétique de la XVIIIe dynastie. Sa mère était probablement la reine Kiya, une des épouses secondaires du roi. Ankhésenpaaton (ou Ankhésenamon), sa demi-s½ur aînée, devint sa reine. Toutankhamon monta sur le trône en 1333 av. J.-C., à l'âge de neuf ans, et régna jusqu'à sa mort prématurée à l'âge de dix-sept ou dix-huit ans. Certains croient qu'il fut assassiné, et d'autres qu'il fut délibérément envoyé au combat pour être tué. Toutefois, la cause exacte de sa mort est inconnue. Ceux qui croient qu'il fut assassiné en donnent pour preuve le trou dans son crâne, mais certains experts sont d'avis que ce trou a été fait après sa mort. Sa momie est dans un si mauvais état que nous ne saurons peut-être jamais quel fut le véritable sort de ce pharaon mineur.

Les avis des spécialistes divergent quant à l'identité des parents de Toutankhamon. Selon une théorie, il était le fils d'Aménophis II et de son épouse principale Tiyi ou de son épouse secondaire Méritré. Lorsque les résultats de tests d'empreintes génétiques effectuées sur les momies des pharaons seront disponibles, nous pourrons avoir une idée plus précise de la lignée royale.

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 12:08

TrOp BeAu NeSsE pAs

TrOp BeAu NeSsE pAs
Dialogue avec les dieux


Outre l'extase prophétique, le rêve était pour les Anciens une autre forme du dialogue avec les dieux. Dans l'Antiquité, on ne rêvait pas comme on rêve aujourd'hui : non seulement les interprétations données étaient différentes, mais l'expérience onirique elle-même était autre. Le rêve était vécu non comme une manifestation de notre subjectivité, de notre inconscient, mais comme un fait objectif, la visite réelle, mais dans un autre ordre de réalité, d'un messager venu d'ailleurs, dieu, ancêtre ou ami mort. Certains rêves, très fréquents dans l'Antiquité, ont disparu aujourd'hui : les rêves d'avertissement ou de conseil, expérience différente de la vision prophétique qui préfigure en clair l'événement à venir. Le « visiteur » onirique manifeste une présence objective : il se fait reconnaître à certains signes, il se trouve dans la pièce où le rêveur s'est endormi, il s'adresse à lui comme on le fait dans la vie ordinaire et lui révèle un secret sur l'avenir ou un danger qui le menace.

Les rêveurs privilégiés qui reçoivent ce type de messages « envoyés par les dieux sont habituellement des rois ou de hauts personnages. Actes politiques ou religieux, constructions d'édifices, décisions d'alliance ou entreprises belliqueuses ont souvent eu pour origine un rêve. Des inscriptions mises au jour par les archéologues et des textes historiques en témoignent. Pour provoquer ces rêves divins, un certain nombre de techniques furent mises au point : isolement, prières, jeûne, sommeil sur la peau d'un animal sacrifié, et surtout « incubation », sommeil dans un lieu consacré aux dieux ou près de la tombe des ancêtres, que les Égyptiens pratiquaient depuis le XVe siècle avant J.-C.

Des papyrus magiques, sorte de clé des songes, montrent que certaines de ces pratiques vont même jusqu'à l'automutilation, comme chez les Indiens d'Amérique : en s'amputant d'une phalange d'un doigt ou d'un orteil, en se coupant un morceau d'oreille, on est sûr de provoquer la venue d'un « visiteur » nocturne.Très rares, avant l'époque romaine, sont les traces de scepticisme à l'égard de Delphes, des prophéties en général et des rêves. L'Antiquité n'accepta jamais entièrement des explications rationnelles. Si leurs analyses et leurs observations ont abouti parfois à des théories que la science moderne n'a pas encore dépassées, les Anciens gardèrent la conviction qu'existaient, à côté de la voie royale de l'intelligence, des chemins plus secrets. Sans doute avons-nous perdu aujourd'hui une certaine sensibilité qui ouvrait l'accès à l'invisible si présent aux hommes de l'Antiquité.

MARIE
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# Posté le dimanche 27 janvier 2008 12:05

ClEoPaTrE dErNiEr PhArAoN D'EgIpTe

ClEoPaTrE    dErNiEr  PhArAoN D'EgIpTe
Cléopâtre
dernier pharaon d'Égypte

L'altière Cléopâtre pourrait être follement envieuse de Néfertiti, son aînée de plus d'un millénaire sur le trône d'Égypte. Elle n'a pas sa beauté éclatante, mais sa sensualité suscite la même fascination chez les hommes, malgré son nez trop long et sa bouche trop large. C'est qu'elle avait un magnétisme et un charisme du tonnerre, au point que seul Hérode sut résister à ses charmes exceptionnels et à sa voix suave 'qui assaisonnait tout ce qu'elle disait.' Tout comme Néfertiti, elle s'engage résolument dans son époque et connaît la gloire et la chute. Une vie et après-vie bien remplies, quoi !

Certains écrivains romains, et non les moindres, Virgile, Horace, Properce, Sénèque, Plutarque, emploient les plus vils qualificatifs pour la décrire: perfide, ensorceleuse, lubrique, cruelle, cupide, despote, et cætera, et même Dante qui la voue à l'Enfer. D'autres louent sa prodigieuse audace, son génie politique, sa vive intelligence, sa vaste culture grecque enrichie d'une connaissance de neuf langues, son pouvoir de séduction, son insoumission aux diktats de Rome ou d'un homme, son désir de protéger l'Égypte et de relever la dynastie Ptolémée. Des auteurs modernes font même état de son féminisme avant la lettre.

Reportons-nous aux années 50 avant J.-C. L'Égypte est encore un pays riche et puissant, avec ses réserves de blé et sa flotte considérable. Sa capitale n'est plus Thèbes ou Memphis, mais Alexandrie, devenue la Mecque culturelle et scientifique depuis la conquête d'Alexandre le Grand et la dynastie des Ptolémées. Alexandrie est une cité de rêve, avec sa fabuleuse Bibliothèque, son Muséion où se côtoient les plus grands intellectuels, sa haute tour de Pharos, l'une des sept merveilles du monde. C'est le New-York de l'époque.

Mais Rome, la jeune louve qui ne rêve que d'expansion et d'empire, affûte ses griffes. Deux modes de pensée et de civilisation vont s'affronter: l'Orient et l'Occident. Et Cléopâtre, happée par une lutte féroce de pouvoir à Rome, tirera du mieux qu'elle peut ses marrons du feu.

Elle a un curriculum vitæ royal. Née à Alexandrie en l'an 69 avant J.-C, son père est Ptolémée XII, souverain d'Égypte. Ptolémée, le premier de la dynastie, avait été l'ami d'enfance et l'un des généraux d'Alexandre. À sa mort, les généraux s'étaient partagé l'Empire, et Ptolémée avait hérité du royaume d'Égypte. Mais l'ascension de Rome avait forcé ses successeurs à composer avec le nouveau pouvoir romain et à s'allier avec lui.

Au cours des décennies, l'Égypte était devenue de plus en plus dépendante de Rome, au point où le père de Cléopâtre devait payer tribut à Rome pour soustraire l'Égypte à l'occupation romaine. Le sort et la survie de l'Égypte étaient liés aux intrigues, aux conspirations et aux luttes du pouvoir à Rome. Et ça discorde ferme dans la chaumière romaine, à coups de rhétorique au Sénat, sans compter les meurtres, trahisons et spoliations. C'est la politique de l'époque.

À 14 ans, Cléopâtre est témoin de la guerre entre Pompée et Jules César. À la mort de son père, Cléopâtre, âgée de 17 ans, monte sur le trône avec son frère de 10 ans, Ptolémée XIII, qu'elle avait épousé conformément aux coutumes de la succession royale. Après une sournoise lutte de pouvoir, Cléopâtre est évincée.

Après sa défaite, Pompée, protecteur de l'Égypte, se réfugie à Alexandrie. Croyant plaire à César, Ptolémée le fait assassiner. Se servant d'un brillant subterfuge pour tromper la vigilance du méfiant Ptolémée, Cléopâtre s'adresse à César, alors en visite à Alexandrie. La scène est archiconnue : l'Imperator reçoit en cadeau le fameux tapis oriental cachant le corps bien roulé de la belle Cléopâtre de 22 ans. Elle obtient presto un entretien avec son Jules, dont elle tombe éperdument amoureuse, non sans arrière-pensée politique pour se débarrasser du gênant Ptolémée.

Des troupes romaines sont appelées en renfort à Alexandrie, et après des combats, Ptolémée est défait et tué. Cléopâtre se remarie avec un autre frérot, Ptolémée XIV, et redevient reine d'Égypte. Elle doit une fière chandelle à César. Elle acquittera la dette au centuple.

Elle entreprend avec César un voyage somptueux de deux mois sur le Nil. Ils visitent, entre autres, Dendara, où Cléopâtre est acclamée et divinisée comme pharaon, le nec plus ultra des honneurs, inaccessibles même à l'Imperator. Ils deviennent amants. Cléopâtre emménage à Rome, où César lui construit un palais. Elle accouche d'un fils, Césarion. Il semble que César aurait épousé Cléopâtre s'il n'avait succombé en plein Sénat sous les stylets de Brutus et de Cassius en s'exclamant de surprise: « Tu quoque, fili! » Son rêve effondré, Cléopâtre revient à Alexandrie, Ptolémée décède, remplacé par Césarion, qui devient co-régent d'Égypte.

Petite parenthèse cinématographique. Dans le film de Mankiewicz, Cléopâtre, jouée par Liz Taylor, défend devant le fin César les valeurs d'Aristote, de Platon, de l'Egypte pharaonique et même de la Bible face à la barbarie romaine. Le réalisateur l'institue apôtre et gardienne des arts et du savoir, en plus de souligner son luxe tapageur et son ardeur érotique.

À Rome, Octave et Antoine, héritiers de César, se partagent l'Empire en deux. Le jeune Octave, qui hérite de la partie occidentale de l'Empire, ne fait pas le poids face à l'influent et expérimenté Antoine, qui s'attribue la riche moitié orientale, dont l'Égypte. Deux caractères, deux philosophies, deux visions, deux puissances. Bref, tout les différencie.

Octave, 19 ans, seul fils légitime reconnu de César, que Cicéron appelle « le petit jeune homme » à cause de son apparence chétive, dissimule une intelligence politique et une volonté tenace. Il incarne les vertus d'austérité, de simplicité et de rigueur, s'instituant le gardien des coutumes et des traditions romaines. Mais il rêve secrètement d'une monarchie absolue, sous le couvert des institutions de la République.

Antoine, 42 ans, maintenant le personnage le plus puissant, incarne les vertus helléniques et aspire à faire revivre l'empire d'Alexandre le Grand. Le civilisation grecque est bien implantée à Rome. Il a besoin de Cléopâtre, la dernière représentante légitime du conquérant grec. Il adhère à la mystique de divinisation et de faste des souverains égyptiens. Ce couple est vraiment fait pour s'entendre, et pas seulement dans la litière.

Cléopâtre choisit le parti d'Antoine. Les deux deviennent amants. Cette alliance crée un remous à Rome. Les Sénateurs accusent Cléopâtre de tous les péchés d'Israël. Octave utilise habilement cette colère en l'attisant par une virulente propagande contre Cléopâtre. Pour la plupart des Romains, il est impensable qu'une femme puisse gouverner un État. Cette campagne de désinformation est en fait dirigée contre Antoine. La démonisation de Cléopâtre est tellement réussie qu'elle sera reprise par les écrivains tout au long de l'Empire romain. Je vous en livre un spécimen:

« Que dire de cette femme qui, naguère, apporta l'opprobre à nos armes, de cette prostituée qui s'offrait à ses esclaves et qui, pour prix de ses faveurs, exigeait de son impudique époux qu'il lui ouvrît les portes de Rome Fatale Alexandrie, terre fertile en ruse, et toi, Memphis, qu'ensanglantèrent tant de fois nos malheurs, c'est sur votre sol, sur votre grève que Pompée se vit ravir ses trois triomphes... Oui, la courtisane, reine de l'incestueuse Canope, a eu la prétention d'opposer à notre Jupiter l'aboyant Anubis, de contraindre le Tibre à subir les menaces du Nil. »

Et c'est signé : Properce, poète. Anubis, c'est le dieu égyptien des morts, représenté avec un corps d'homme et une tête de chacal. Comme quoi la plume peut être aussi efficace que le stylet. Cette campagne redoublera d'ardeur lorsque le couple se mariera. Elle atteindra un niveau de fureur lorsqu'Antoine donnera des tranches de l'Empire à Cléopâtre et ses enfants.

Octave est prêt à cueillir le fruit mûr. C'est maintenant un jeune homme aguerri. Il prend les armes contre Antoine et revendique l'Égypte comme province romaine. Ses troupes arrivent près d'Alexandrie. La bataille navale d'Actium scelle la défaite d'Antoine qui, anéanti, meurt de son glaive dans les bras de Cléopâtre. Octave entre à Alexandrie.

Après un entretien stérile avec lui et réalisant qu'il désire l'exhiber comme trophée à Rome, la fière Cléopâtre confie à ses fidèles: « Personne ne me contraindra à figurer dans un triomphe. » La morsure d'un aspic sur son sein met fin à ses jours. Elle a 39 ans. L'Égypte devient province romaine et fief personnel d'Octave. Césarion, le fils de la « reine des rois » et de l'illustre Caius Julius César, est assassiné quelques semaines plus tard sur l'ordre du nouveau maître de Rome, l'empereur Auguste. L'Enfant Jésus naîtra sous son règne et Marie et Joseph se réfugieront en Égypte pour échapper au massacre décrété par Hérode.

MARIE

# Posté le dimanche 27 janvier 2008 11:58